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Le ski hors-piste à Courchevel
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Article catégorie Ski

Le ski hors-piste à Courchevel

S’aventurer hors des pistes

Il a neigé : l’appel du hors-piste

Il a neigé toute la nuit. Quand j’ouvre les volets le matin, tout est blanc et silencieux. C’est exactement ce genre de journée qui me donne envie de sortir des pistes balisées, de tracer mes propres lignes et de goûter à ce plaisir unique : celui de la première trace. 

Avant chaque sortie, la même habitude :  

  1. Je me renseigne auprès des professionnels de la montagne.

    Je prends le temps d’échanger avec ceux qui vivent la montagne au quotidien : pisteurs, guides, moniteurs… Ils sont des interlocuteurs précieux pour comprendre l’activité avalancheuse et décrypter le Bulletin d'Estimation du Risque d’Avalanches (BERA). Les pisteurs, en particulier, disposent des toutes dernières informations issues des déclenchements préventifs et de leurs observations quotidiennes sur le terrain.  

  2. Lorsque tout est clair, je prépare mon sac.

    La routine est toujours la même, presque mécanique : DVA allumé et vérifié, pelle, sonde et un moyen de communication. Simple, mais indispensable pour chaque sortie.  

  3. Je ne pars jamais seul.

    Si je ne suis pas avec des amis expérimentés, je préfère largement faire appel à un guide ou un moniteur de ski : c’est rassurant, et on apprend énormément sur le terrain. 

  4. Sur place, je prends encore quelques minutes pour vérifier les conditions.

    Météo, vent, températures… et bien sûr le BERA. En fonction des conditions nivo-météorologiques, certaines orientations ou certaines pentes seront plus ou moins dangereuses. C’est avec ces éléments que j’adapte mon itinéraire.

Ce n’est qu’une fois ces étapes cochées que je prends la décision d’y aller. Il m’arrive parfois de renoncer, parce que les conditions sont trop risquées, ou tout simplement parce que je ne le sens pas, ça fait partie du jeu... mais aujourd’hui c’est ok, la montagne est jouable. 

Quitter les pistes : un autre monde commence

Dès que je m’éloigne des pistes balisées, je le sens tout de suite : l’ambiance change. Plus de panneaux, plus de filets de sécurité, la nature sauvage s’offre à moi. Le silence devient plus présentet la neige est vierge de tout passage. La sensation de liberté est immédiate, avec ce paysage intact qui rend le moment vraiment spécial.

À Courchevel, il me suffit parfois de quelques mètres hors des pistes pour basculer dans un autre univers et ressentir cette liberté. La neige vierge crisse sous mes skis, le silence de la montagne m’entoure, et chaque virage devient un choix à inventer. Certaines lignes demandent plus d’engagement, mais je garde toujours en tête que la montagne n’est jamais sécurisée. Des zones ont été fermées par le service des pistes pour notre sécurité, et je m’assure de les respecter. En descendant, je reste attentif à chaque mouvement, à chaque relief : les traces laissées par d’autres skieurs peuvent guider mes pas, mais elles ne garantissent jamais ma sécurité. 

Je prends le temps de m’arrêter, de respirer et d’observer la montagne autour de moi. J’écoute le silence, je scrute les reliefs, et j’échange avec les autres pour partager impressions et conseils. Avant chaque ligne, je m’assure de bien connaître l’itinéraire et d’évaluer l’état de la neige et les risques, qui peuvent changer d’un jour à l’autre, d’une saison à l’autre. Je vérifie aussi que je peux être localisé si besoin. Et si le moindre doute persiste, je renonce sans hésiter. Pour moi, le hors-piste n’est pas une question de performance, mais de lucidité et de respect de la montagne. 

Pour moi, profiter de la montagne, c’est sentir chaque virage sous mes skis, réfléchir à chaque geste, rester attentif à ce qui m’entoure et respecter la nature. C’est cette attention qui fait que mes journées hors-pistes se terminent avec le sourire, le cœur léger… et sans frayeur. 

En résumé, le hors-piste commence bien avant de chausser :  

  • Savoir parfaitement se servir de son DVA. 

  • S’entraîner régulièrement pour que les gestes deviennent automatiques. 

  • Et prendre le temps d’aller chercher les bonnes informations auprès des professionnels de la montagne.   

Skieur descendant une pente verticale,  la poudreuse le recouvre presque, on peut apercevoir son casque blanc et un bout de sa veste rouge
Ski hors piste en duo à Courchevel
Ski freeride dans la poudreuse à Courchevel

Respecter les zones sauvages

Glisser sans déranger : la montagne est habitée

Ce que j’aime dans le hors-piste, c’est ce sentiment d’évoluer dans une montagne plus sauvage. Le vent sur mon visage, la neige vierge sous mes skis, le silence parfois seulement troublé par un craquement de glace ou le souffle du vent dans les arbres… Mais il ne faut jamais oublier que je ne suis pas seul ici. En sortant des pistes, je pénètre dans un milieu vivant. Il m’arrive souvent de repérer des traces d’animaux dans la neige fraîche, d’apercevoir un chamois perché sur une arête ou un lièvre variable disparaissant entre les arbres. Ces rencontres, toujours furtives, me rappellent que je ne fais que traverser leur territoire. 

Autour de Courchevel, certaines zones hors-pistes abritent une faune fragile, notamment le tétras-lyre, un oiseau emblématique des Alpes. En hiver, lorsque la neige recouvre tout et que la nourriture se fait rare, il devient particulièrement vulnérable : un simple passage de skieur peut suffire à le faire fuir et à lui faire dépenser une énergie précieuse. 

C’est pour le protéger que des zones de quiétude ont été mises en place. Elles sont clairement identifiées sur le plan des pistes, et je prends toujours le temps de les repérer avant de partir. Même si la pente est belle, même si la neige est tentante, je choisis de ne pas y aller. Ces espaces sont là pour laisser la montagne respirer, et accepter de renoncer à une trace fait partie du respect de cet équilibre fragile. 

En protégeant ces zones, on protège bien plus qu’une seule espèce. Le tétras-lyre est une espèce parapluie : préserver son habitat, c’est préserver tout un écosystème. Pour moi, faire du hors-piste, c’est aussi accepter ces règles-là. 

Tracer, profiter… et repartir avec de bons souvenirs

Un exemple me revient souvent en tête : la zone de quiétude sous le télésiège de l’Aiguille du Fruit. En arrivant au-dessus, je ralentis. La pente est belle, la neige invite à se lâcher, et pourtant je lève les yeux. En contrebas, les jeunes arbres dessinent déjà un refuge pour les tétras-lyres. Plus de 1 000 ont été plantés ici. Il serait facile de passer entre eux, de tracer sans réfléchir… mais je fais le choix de m’écarter, de laisser cette zone intacte. 

Un peu plus loin, la montagne s’ouvre à nouveau. La neige est légère, les virages s’enchaînent, et je retrouve ce plaisir brut du hors-piste, celui où chaque ligne se construit au fil de la descente. À condition d’être préparé et respectueux, les possibilités restent nombreuses, et la liberté ne manque jamais. 

En fin de journée, en redescendant vers la station, je ressens cette fatigue douce et ce calme intérieur. J’ai profité de la montagne sans la brusquer. Le hors-piste est une liberté immense, mais elle n’a de sens que lorsqu’elle s’accompagne de responsabilité. Bien s’informer, bien s’équiper, respecter les zones sensibles : ce sont ces choix qui rendent le hors-piste plus intense et plus juste. 

En savoir plus

Pour aller plus loin et profiter du hors-piste en toute sécurité, retrouvez d’autres conseils pratiques sur le site officiel du Ministère des Sports.

2 skieurs en hors piste sur un secteur de Courchevel
coqs-chanteur
Panneau illustrant la préservation du tétras-lyre sur le secteur de l'Aiguille du fruit à Courchevel

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